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Electricité : Arsel apporte des précisions sur la hausse des tarifs

Dans une correspondance adressée à votre journal, l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) dit ne soutenir aucun scénario d’Eneo pour augmenter le prix du kilowattheure.

Suite à l’article publié par votre journal, le 20 juillet dernier, sur « Les deux scénarios d'Eneo pour augmenter les tarifs » d’électricité, le régulateur du secteur a réagi. Dans une correspondance adressée au Quotidien de l’Economie (LQE), le 30 juillet dernier, Jean Pierre Kedi, le directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), revient à cet effet sur la réunion présidée par le Premier ministre, Philemeon Yang, le jeudi, 16 juillet 2015, et dont l’objet était d’examiner les propositions de l’opérateur Energy of Cameroon (Eneo), de procéder à une hausse du coût du kilowattheure. Jean Pierre Kedi déclare que, contrairement à ce qui avait été rapporté certains journaux, y compris LQE, la structure qu’il dirige n’est favorable à aucun scénario d’augmentation des tarifs, proposé par Eneo.

Dans le cas d’espèce, la demande de réajustement des tarifs d’électricité (4% pour l’année 2015), introduite par l’opérateur historique de la production et la commercialisation de l’électricité au Cameroun en octobre 2014, a abouti, après examen de l’Arsel, à deux scénarii possibles. Dans le détail, explique Jean Pierre Kedi, le premier cas de figure prévoit une augmentation de 0,85 FCFA/kWh. La conséquence, dit-il, c’est qu’il n’y aura pas de variation des tarifs d’électricité pour tous les clients de la base tension, soit plus 925 185 abonnés concernés (99%). Ensuite, les tarifs « moyenne tension dite Zone franche industrielle et points francs industriels», eux, vont connaître une baisse. Enfin, la prime fixe restera invariable. Le scenario 2 prévoit une augmentation de 2,27 FCFA/kWh. Ses avantages incluent le fait que les tarifs de la tranche sociale resteront stables, soit 560 229 abonnés d’Eneo (65%). Et les tarifs « moyenne tension Zone franche industrielle et point franc» vont connaître une tendance baissière.

Mais la conclusion de l’Arsel est qu’, « aucun des scenarii ci-dessus ne permet aux consommateurs de bénéficier à court terme d’une électricité de meilleure qualité, eu égard aux 3 700 milliards FCFA annoncés par le concessionnaire pour réduire partiellement les désagréments actuels ». De tout ce qui pré- cède, soutient le régulateur, il apparaît que l’Arsel « n’a pas à soutenir un scenario ou un autre, mais à apporter des clarifications aux cocontractants, afin qu’ils aboutissent à un système tarifaire équilibré ou subventionné ».

 

altSylvain Andzongo


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