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En attendant, «ces entreprises sont priées de prendre attache avec les services techniques de la CUY pour la mise au point du marché», conclut le message de la CUY. Reste à savoir d’où partiront et s’arrêteront les 27 ha de la Briqueterie,  et les 12 ha de Ntaba. A ECTA-BTP le mercredi 02 juin, des cadres faisaient savoir qu’ils attendent encore la signature du contrat, qui sera suivit de l’ordre de commencer émis par le maître d’ouvrage qui est la CUY.  Cette procédure comprendra également la diffusion des informations utiles sur la superficie du bloc concerné, et la proposition d'un plan d’urbanisme de la zone dans les 3 mois suivants. L’étude ainsi entamée déterminera le sort réservé aux habitants qui seront visités au cours des enquêtes. Selon ces sources, «les investigations seront conduites au cas par cas, telle que le stipule la loi sur l’urbanisme». A la briqueterie par exemple, il semble bien que les prochains déguerpissements concerneront les habitations situées sur le prolongement du complexe sportif, jusqu’au marché de charbon. D’autres sources, proches des cabinets Augea et ECTA_BTP indiquent que les maisons situées sur les deux côtés de la voie principale qui traverse le quartier seront rasées.  A la Communauté urbaine, cette partie Ouest de la zone sera confié aux investisseurs fortunés afin qu’ils y érigent des maisons du modèle Rx2 au moins qui sont exigées dans la ville capitale désormais. Dans cette perspective, des baux  emphytéotiques seront scellés avec les actuels propriétaires qui selon les dirigeants de la Cuy n’ont pas les moyens nécessaires.

De l’autre côté de la route, a lieu dit Briqueterie IV Est, le Ministère des domaines et du cadastre veut y élever des logements sociaux. Sur le même site, le Ministre du de l’Habitat et du Développement urbain  projette d’y réaliser investissements titanesques qui ont été annoncés depuis deux ans. Le projet Addoha à Yaoundé, comme on l’appelle porte le nom de la firme marocaine qui envisage la construction de 1.500 logements, dont 650 sur trois hectares à Ekounou. D’un coût de 29,250 milliards, ce projet de trente six mois de réalisation sera lancé, d‘après ses promesses, dès l’obtention du titre foncier demandée depuis septembre 2012. Dans la foulée, M Jean Claude Mbouentchou a un autre projet dans le même quartier, sur le projet du groupe espagnol PIA pour la construction de 20.000 logements sociaux.  Jean-Claude Mbouentchou a également une autre projet de construction d’un complexe immobilier et commercial en face du palais des sports de Warda. Porté par un groupe camerouno-sud africain, Liaison sud Investment (Afrique du Sud) et Motom Properties Development (cameroun), ce projet, qui va s’ériger à la place d’anciens marécages et bidonville en plein centre de Yaoundé, porte le doux nom de « Douma sun shopping center residential ». Il sera constitué d’un centre commercial incluant un espace conférence d’une capacité de 1000 places; de huit immeubles de 100 appartements de luxe et de 31 résidences privées de 1000 m3 chacune. Sa réalisation coûtera près de 33 milliards de francs Cfa, financée par la banque sud-africaine Nedbank. Le mémorandum d’entente entre les partenaires a été signé le 13 avril 2012. Le site ayant déjà été identifié, l’heure est à l’appropriation des plans architecturaux, puis au lancement des études de sol et de l’élaboration des plans de structure

 

IRENE SIDONIE NDJABUN

 

 


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