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BUSINESS

Les prix abordables des produits de seconde main trouvés dans les brocantes au Cameroun drainent une foule immense. Une bonne poignée de la  population  considère la brocante comme une alternative à la vie chère.  Plus question de débourser assez d’argents pour se procurer des articles en boutique. Les brocantes les vendent à un prix relativement bas.

Investir dans une brocante est plutôt une bonne idée au Cameroun, le principe est qu’il y a quelqu’un en Europe disposé à récupérer du matériel bon pour la poubelle en Europe, maintenant vous payez cette personne et vous faites envoyer la marchandise au Cameroun. Le camerounais aime beaucoup acheter des produits sur les étalages publics, surtout parce que les produits de la brocante sont moins chers, et même s’ils sont déjà utilisés, ils sont généralement de marque originale et ils durent longtemps.

Cette activité qui est toute récente produit beaucoup de revenus à ceux qui s’y engagent et ce n’est que normal, parce qu’il y a une catégorie de camerounais qui a compris que la marché est inondé par le faux, ainsi, pour profiter de la bonne qualité, bien qu’étant du matériel d’occasion, les gens aiment bien aller s’approvisionner dans des brocantes. C’est aussi dans les brocantes qu’on trouve tout et rien.

brocanteLe long des rues de la ville de Douala et les trottoirs sont littéralement pris d’assaut, piétons et marchandises se disputant les espaces. En cause, la brocante. Activité commerciale prisée car adaptée à toutes les bourses, la brocante est la vente des articles de seconde main (appareils ménagers, meubles, appareils électroniques, ustensiles de cuisine, bijoux, vêtements…) tout ou presque y passe. Selon les autorités, la capitale économique à elle seule enregistre plus d’un demi-millier de brocantes dont les produits sont importés d’Europe (France, Belgique, Suisse, Allemagne…) d’Asie (Dubaï, Arabie Saoudite, Chine…) et des différents coins de l’Afrique. Même si le phénomène semble répandu il existe des lieux plus sollicités que d’autres, c’est ainsi que le quartier commercial Akwa semble battre tous les records pas moins d’une centaine de brocantes y sont installées, on en trouve même par endroit qui se côtoient, les maisons, les parkings, les cours de domiciles privés sont transformés en lieux de revente, de même les quartiers chics tels que Bonamoussadi subissent aussi ce phénomène, par contre le centre administratif Bonanjo n’est pratiquement pas concerné, mais la brocante bat dans plein dans la plupart des quartiers pauvres comme Bépanda ou New bell.

Depuis quelque temps, ces articles font ménage commun avec riz, pâtes alimentaires, huiles végétales, mayonnaises, vins, eau minérale, bières en canette et autre. Des produits de grande consommation appartenant à des marques peu connues de la masse de consommateurs nationaux. L’enquête de localisation a été menée par la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes du ministère du Commerce, en fin janvier dernier. Des descentes musclées ont donc été effectuées  dans les établissements contrevenants afin « d’éliminer la vente des produits alimentaires dans une trentaine d’établissements dits « brocante » au mépris de la règlementation en vigueur.

Dans l’ensemble, il est reproché aux responsables de ces établissements de commerce, la vente des produits alimentaires d’origine douteuse. Les factures d’achat dans les pays d’origine sont souvent inexistantes. L'étiquetage non conforme aux normes nationales (absence du français ou de l’anglais) et l’absence d’analyses de conformité aux normes camerounaises (préalable à toute mise en circulation d’un produit) sont autant de reproches que la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes formule.


 

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