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LE MONDE

Jamais la vie d’un homme n’a marquée l’histoire de l’humanité comme celui de martin Luther King Jr. devenu pasteur baptiste en septembre 1954 de l’église de Dexter Avenue à Mongomery dans l’Etat d’Alabama, ville fortement marquée par la ségrégation raciale. Bien que la cours suprême des Etats-Unis avait statué à l’unanimité que la ségrégation dans les écoles était anti-constitutionnelle, la ségrégation dans les autobus, avait atteint son point culminent.
Le premier décembre 1955, éclata l’incident qui devait porter Martin Luther King au devant de la scène. Une couturière de 42 ans, Rosa Parks, de son nom de jeune fille Rosa Luise Mac Cauley, s’était assise dans un bus de transport en commun dans la section réservée aux Blancs. Ayant refusé de céder la place à un Blanc qui venait de monter à bord, elle fut arrêtée. Condamnée à une amande de 9000 frs, elle déclara ce jour là que se serait la dernière fois qu’elle subissait une telle humiliation dans l’autobus. 

Pour la défendre, Martin L. King prit l’initiative de créer l’Association de Mongomery afin d’organiser l’action des Noirs. Artisan de la justice et de la paix, il avait compris avec Gandhi que la non violence est le moyen le plus inoffensif et le plus efficace pour faire valoir les droits de tous les opprimés. Martin Luther King pensa que, l’oppresseur n’offre jamais de son propre chef la liberté à ceux qu’il opprime. Les opprimés sont obligés de la réclamer et s’il le faut, crier sur tous les toits. 

Le boycott de 380 jours des autobus par les Noirs fut un grand succès : 98 %, soit près de 45000 Noirs sur les 120.000 habitants de Montgomery décidèrent de se rendre à leur travail à pied, répondant ainsi à l’appelle du pasteur alors à peine âgé de 26 ans. Le 13 novembre 1956, la Cours suprême des Etats-Unis se prononça en faveur de Rosa Parks et des autres Noirs, en déclarant anticonstitutionnelle la loi qui établissait la ségrégation dans les autobus.

C’est ainsi que s’ouvrait le dernier acte de la lutte pour les droits civiques. Entre la haine sur les neuf élèves noirs dont Ernest Green à Little Kock dans l’Arkansas en septembre 1957, les affrontements dans les restaurants de 112 villes du sud des Etats-Unis en 1960 et les « voyageurs de la liberté (free dom riders) en 1961 rendent momentanément une partie du pays ingouvernable. 
En 1963, à Birmingham, la Southern Christian Leadership Conference (SCLC) dirigée par Martin Luther King redoubla d’ardeur dans les protestations, galvanisées par l’hymne du mouvement «We shall overcome», une espèce de chant de ralliement. Plus de neuf cent enfants furent amenés en prison pour avoir défié les lois locales. La police traqua les manifestants avec des chiens dressés et des lances à incendie si bien que «les photos des incendies faisaient la une de tous les journaux américains.» L’indignation croissante du public prépara l’opinion à la plus vaste manifestation en faveur des droits civiques. Martin_Luther_King

Au mois d’août 1963, 250.000 personnes blanches et noires marchèrent sur Washington pour écouter Martin Luther King proclamer son «rêve», sa vision où les enfants descendants d’anciens esclaves et les enfants descendants d’anciens propriétaires d’esclaves marcheraient la main dans la main pour une Amérique d’espoir.

Après 74 jours de débat le plus long de l’histoire des Etats-Unis, le Sénat adopta une série de mesures visant à résoudre les contradictions auxquelles le président Lyndon Johnson donna force de loi et dont le texte fut renforcé en 1965 par la loi sur le droit de vote. Cette loi arrive un an après l’adoption le 2 juillet 1964 de la loi sur les droits civiques. La loi qui changea l’Amérique. Dès lors, le rêve de Martin Luther King devint une réalité :

Je suis allé au sommet de la montagne… j’ai vu la terre promise. Peut-être n’y entrerai-je pas avec vous, mais je tiens à vous dire que notre peuple tout entier entrera dans la terre promise.

Je suis heureux et sans inquiétude… mes yeux ont vu la gloire. C’est ainsi que le visionnaire pasteur King a réussi par le verbe de l’espoir à catalyser non pas uniquement les consciences américaines, mais celle de l’humanité tout entière vers le choix de la justice et de la liberté. Charismatique à souhait, il va exporter ce message prophétique hors des frontières des Etats-Unis à travers le monde.

La vision aura duré une quarantaine d’années. Du mois jusqu’au jour où un américain d’origine africaine accéda à la magistrature suprême du pays où ses parents avaient travaillé comme esclaves. L’Afrique tombé d’émotion. Les uns remerciant le seigneur d’avoir fait vengeance à leur place, d’autres estimant que la mort pouvait désormais les prendre. Une émotion qui accompagna le président en Afrique, en Egypte, au Kenya, dans son pays d’origine, et dans d’autres pays africains.

Barack Obama était l’enfant africain, l’esclave devenu maître. Et comme lui, certains africains se prenaient à rêver, qui, d’aller en Amérique, qui, de voir l’Afrique obtenir toutes les faveurs, grâce à leur fils devenu président chez les Blancs. Mais très vite, le beau rêve devait se transformer en  cauchemar. Lorsqu’éclata, en Egypte, premier pays africain où il posa le pied après son élection, une manifestation publique civile, qui coûta la place à son président. Par la suite, ce qu’on connaît se déroulera. Lybie, Tunisie, Maroc (avec moins de dégâts).

Les aides espérées par les pays africains ont tardé à venir, et on s’est rendu compte que l’enfant sorti du sein, avait effectivement coupé le cordon. D’où cette phrase devenue célèbre en Afrique : « L’enfant est ton enfant lorsqu’il est encore dans ton ventre. Quand il est déjà sorti, il appartient au monde ».

Frégist TCHOUTA


 

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