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LE MONDE

Ce 15 Octobre 2011 marque la 24ème commémoration de l’assassinat de Thomas Sankara premier président du Burkina Faso.

Le peuple du Burkina, la population africaine et la communauté internationale attendent toujours de savoir les circonstances de cet assassinat et leur responsable.

L’assassinat de Sankara, en compagnie d’une dizaine de ses camarades, et la série de crimes politique qui ont suivi ont clos de façon sanglante une des dernières expériences révolutionnaires en Afrique. Mais l’impunité érigée en système au Burkina a été ébranlée par 13 années de la CIJS campagne Internationale Justice pour Sankara. On se souvient qu’après avoir épuisé tous les recours juridique au Burkina, son collectif juridique avait porté l’affaire au comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce dernier avait crée un précédent en Afrique et au sein de l’ONU en reconnaissant les violations de l’État parti
Le Burkina Fasso ’après Sankara

sankara

Le Burkina Faso de Blaise Compaoré est une terre où l’impunité a été érigée en système politique et où les autorités continuent à entraver la justice dans les nombreux assassinats politiques qui ont jalonné l’histoire du pays. Le déni des droits de l’homme attesté par les nombreux assassinats et formes d’intimidations qui ont eu cours dans ce pays font qu’il serait vain d’attendre, de la dynamique intérieure du pays, une saine évolution du dossier tellement le régime a le monopole du pouvoir exécutif législatif et judiciaire. En raison du soutien dont ce régime bénéficie de la part de plusieurs tenants de l’ordre mondial, notamment de la Françafrique (cette nébuleuse affairiste et militaro-politique), il ne collaborera pas à une instruction transparente, sans une solide pression de l’opinion publique internationale. La question de l’impunité avait en outre permis aux autorités de violer le droit international et la souveraineté de plusieurs pays africains comme le Libéria, l’Angola et la Côte d’Ivoire.

En assassinant son prédécesseur Thomas Sankara et une dizaine de ses collègues et en faisant méthodiquement de même avec l’essentiel de ses opposants, dissidents et critiques, à l’instar du journaliste Norbert Zongo, le régime Compaoré parvient toutefois à tromper l’opinion publique internationale en se faisant passer pour démocrate et État de droit. Il y parvient en s’alignant sur les conditions des institutions financières internationales et en étant le cheval de Troie régional du mode néocolonial de croissance. Il apparaît de plus en plus que cet ordre est intervenu dans la décision onusienne de ne pas recommander explicitement l’enquête et la procédure judiciaire dans l’affaire Sankara, alors que l’institution l’avait pourtant reconnue comme droit à la famille Sankara. Confirmant le témoignage du brigadier Général Tarnue devant le tribunal spécial pour le Sierra Leone, Prince Johnson vient de reconnaître devant la commission réconciliation et Justice du Libéria avoir participé, avec les tenants de l’actuel régime du Burkina, à l’assassinat de Thomas Sankara et ensuite au déclenchement des conflits au Libéria et en Sierra Léone. Ici même au Québec
Un parcours émouvant

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire en 1983, le jeune capitaine Thomas Sankara est né a le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta. Il a été assassiné pour ses idées par son propre ami Blaise avec la complicité de la France, des USA, de la Cote d’ivoire, du Tchad et de la Libye. Le capitaine Sankara apparaît aujourd’hui comme le Che Guévara africain.
Thomas Sankara était un chef d’Etat jeune avec une tenue militaire et un discours marxisant, Sankara était aussi innovent et au service des citoyens. Pour lui il faut loger et nourrir le peuple, chaque femme africaine doit avoir un emploi et les moyens de gagner sa vie honnêtement et dignement, Sankara était également le président qui pensait qu’il faut plus attendre les étrangers venir construire le pays à la place du peuple, il faut utiliser d’abord les ressources internes avant de songer à importer. Thomas Sankara un président jeune et novateur était l’espoir de toute l’Afrique. Il a fait de la lutte contre l’impérialisme et le néocolonialisme son cheval de batail, c’est sans doute ce qui lui a valu la mort.
Grand homme africain, il a aussi marqué l’histoire par sa modestie car il est mort pauvre à la différence des autres chefs d’Etat qui viennent au pouvoir pour se servir et non servir le peuple. Avant sa mort, il faisait face à la France qui voulait éviter que les idées de ce dernier se propagent dans toute l’Afrique car c’est ce grand homme qui dit non à la France, qui dit non à la politique française en Afrique, qui dit non au payement de la dette africaine. Nous avons tous en mémoire son grand discours sur la dette à Addis-Abeba ou il demanda clairement à tous les chefs d’Etat africain de faire front commun contre la dette mais malheureusement c’était le seul brave de l’époque. Il le disait souvent « la France ne comprend pas l’Afrique et il est grand temps qu’elle la comprenne », il disait également que « la seule façon de vivre africaine c’est de vivre digne et libre ». Ce dernier avait le tranchant d’une jeunesse et d’un chef d’Etat totalement dévoué au service de son peuple, c’est pourquoi il disait souvent « pour le grand combat patriotique, pour l’avenir radieux de notre pays, la patrie ou la mort nous vaincrons ».
Il est mort assassiné depuis le 15 octobre 1987 mais aujourd’hui encore ses idées se propagent dans toute l’Afrique et avec de plus en plus de compréhension même si à l’époque il affirmait qu’il avait le sentiment d’être mal compris et mal aimé par son peuple. Le Che Africain était en avance sur son temps c’est pourquoi toute la jeunesse africaine a compris qu’il fallait de milliers de Sankara pour libérer le continent des griffes des puissances impérialistes qui pillent nos richesses depuis les temps de la colonisation. Ce qui est triste c’est qu’aujourd’hui encore les assassins de Sankara circulent librement sans être inquiétés par toutes les justices qui prétendent défendre les droits de l’Homme, il faut qu’un jour justice soit faite pour Sankara, pour sa famille, pour le Burkina Faso et pour toute l’Afrique.
Jules Bertin Kameni

 

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