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POLITIQUE

Le Ministre de la Communication l’a signifié à la chaîne de télévision dans une correspondance adressée le 02 octobre dernier.

Afrique Media peut rouvrir ses portes au Cameroun. La sanction prise par le Conseil national de la Communication est levée. Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, l’a annoncé au Directeur de publication de la chaîne de télévision panafricaine, dans une correspondance N°2268/Mincom/CAB/CCT signée le 02 octobre 2015. « En vous faisant tenir ci-joint copie de la correspondance que j’ai adressée à Monsieur le Vice-Président du Conseil national de la communication, pour faire procéder à la levée de la mesure, objet de la décision n°0015/CNC du 04 juin 2015 portant suspension temporaire de votre chaîne de télévision,  j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur le respect scrupuleux des règles d’éthique et de déontologie propres au journalisme », a déclaré le Mincom en ouverture de sa correspondance.

Dans la correspondance n°2267 du même jour adressée au Conseil national de la Communication, le Mincom justifie cette décision par l’expiration, depuis le 05 septembre 2015, de la mesure entrée en  application le 06 août 2015, soit un mois plutôt. Au sujet de l’opportunité saisie par la Mincom, au détriment du Cnc, pourtant régulateur du secteur, Issa Tchiroma brandit les dispositions des décrets N°2011/408 du 09 décembre 2011 portant organisation du 

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gouvernement, et 2012/380 du 14 septembre 2012 portant organisation du ministère de la Communication, « stipulant chacun en ce qui le concerne, le suivi des activités du Conseil national de la Communication (CNC) par mon département ministériel ».

Sanctions en cas de récidive

 « Je vous rappelle par ailleurs le sacro-saint principe de la non-ingérence du Cameroun dans les affaires intérieures des Etats, qui sous-tend la politique extérieure de notre pays, et auquel le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, a toujours exprimé  son attachement », a-t-il annoncé, avant d’exhorter le Directeur de publication « à la stricte observation de ce sacro-saint principe dans le traitement des sujets mis à  l’antenne ».

Issa Tchiroma, juste confirmé à son poste de Mincom dans le remaniement ministériel  du même jour (02 octobre 2015), rappelle quelques textes légaux. Notamment les dispositions  de l’article du Code pénal qui protège les Chefs d’Etat et de gouvernement étrangers contre tout  outrage à leur  encontre.

« Je vous  mets par conséquent en garde contre toute récidive tendant à transgresser une fois de plus ces différentes obligations, faute de quoi vous  devrez à coup sûr en répondre, dans des formes encore plus contraignantes, et avec des conséquences appropriées à la gravité des fautes que vous  aurez ainsi commises », a-t-il conclu.

Réactions

Dans un post publié sur sa page Facebook, Jules Njawe, un habitué des plateaux de la chaîne de télévision, salut la victoire de la liberté d’expression. « La liberté d’expression est reconnue à chaque personne pour qu’elle puisse librement exprimer ses pensées, sans censure préalable, mais non sans sanctions si cette expression porte préjudice à quelqu’un ». Pour lui, « La liberté de la presse, dans les pays démocratiques est une déclinaison de cette liberté d’expression et de pensée que possède chacun d’employer comme il l’entend ses facultés réflexives, à l’aide de sa raison critique, mais aussi de ses émotions ou ses potentialités créatrices. Puis, c’est le droit d’avoir, sur tous sujets, tutelle ou magistère, des idées, des avis, des opinions personnelles, des convictions. La liberté de pensée est constitutive de la liberté de conscience ».

Frégist Bertrand Tchouta


 

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