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LE MONDE

A décision votée par les parlementaires de la transition est tombée jeudi dernier. L’ex-président du Faso a été traduit devant la haute cour de justice pour « haute trahison » et « attentat à la constitution». 

Impunité zéro

Voté en majorité, le renvoi de l’ancien chef de l’Etat, s’inscrit dans la logique de l’incompréhension des élus de la transition. A peine croyable que cela puisse l’être Blaise Compaoré voulait encore un bail au pouvoir par des voies antipopulaires. Après 27 ans au pouvoir l’heure de l’alternance n’avait pas encore sonné pour lui. Gouverner, il en voulait encore. 

C’est donc par une majorité plus qu’écrasante, que l’homme du putsch d’octobre 1987 a été accusé et devra ester devant la justice de son pays pour son propre compte. En séance plénière du conseil national de transition (CNT), que 60 députés sur 63 ont adopté la résolution, jeudi le 16 juillet. La résolution stipule qu’ «il est important dans ces conditions que M. Blaise Compaoré, ex-chef de l’Etat, ex-président du Faso, au moment des faits, soit renvoyé devant la Haute Cour de justice, pour répondre des faits constitutifs de haute trahison et d’attentat à la constitution qui lui sont reprochés conformément aux dispositions en vigueur ».

L’ancien président devra être accompagné de Luc Adolphe Tiao, son ancien premier ministre ainsi que son dernier gouvernement. Ces derniers sont accusés par les députés pour « coups et blessures volontaires, assassinats et complicités de coup et blessures et assassinats ».Des charges suffisantes pour voir un procès s’ouvrir.

En attendant

Le dossier doit à présent être transmis sans délai par le président de l’assemblée nationale au procureur général de la cour de cassation. C’est à la haute cour ensuite qu’il reviendra de confirmer ou d’infirmer les poursuites requises par les députés du CNT. Si la requête est favorable, il sera demandé aux autorités ivoiriennes où il se cache le fugitif en exil, de l’extrader. Le cas deDjibril Bassolé, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre, mis en accusation pour des faits de détournement de deniers publics et enrichissement illicite frappe dans cette affaire.alt

La loi Burkinabè prévoit pour l’ex-président une peine d’emprisonnement, pouvant aller jusqu’à la prison à perpétuité, voire, la peine de mort, qui n’a pas été appliquée depuis 1980, mais qui reste en vigueur au Burkina Faso.

Début du précipice pour Blaise

Les faits qui leur sont reprochés remontent aux manifestations des30 et 31 octobre 2014.27 ans de pouvoir, et le président Compaoré s’éclipse après trois jours de manifestations violentes de la rue.      Tout remonte au 04janvier, date à la laquelle, le tombeur de Thomas  Sankara a annoncé son intention de modifier la constitution, notamment son article 37. Ce afin de briguer un nouveau mandat pour les élections du 15 novembre 2015.

Malheureusement, il ne verra jamais cette date en tant que président et encore moins comme impétrant au poste. Trahi par son entourage, le président Blaise Compaoré redoute la prise du pouvoir par ses ex-compagnons. Il déclare : « "Si je ne reste pas, je suis foutu", finit par se convaincre le président. Le refus d’opter pour un référendum pour son caractère onéreux ouvre la voie vers un vote à l’Assemblée Nationale. C’est cette voie qui lui sera fatale. Plus de 50 000 burkinabè, vont se lancer dans la rue utilisant la violence dès le 28 octobre. Le 31 octobre 2015, Blaise Compaoré quitte le pouvoir sur la pointe des pieds pour un exile en Coté d’Ivoire.  Est-ce le début de la fin ou la fin du début ? S’interrogent certains.


 

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