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SPORTS

kmeroun.com : Quel est le niveau des judokas camerounais ?

Alain Christian Kingue : Le niveau de nos judokas est bon. Le travail qui est abattu sur le terrain produit des résultats satisfaisants. Nous sortons du championnat d’Afrique à Libreville avec une honorable 4ème place. Pour ce championnat, il y a 14 clubs engagés, pour 189 athlètes. Sur le plan tactique, l’on peut se réjouir dans l’ensemble de l’aspect tactique en priorité et puis le côté physique. Les compétiteurs nous font rêver d’un judo camerounais compétitif sur le plan africain et même mondial.

kmeroun.com : Peut-on dire que tout est parfait chez vos athlètes ? alt

ACK : C’est bien vrai que tout le monde n’a pas la maturité tactique mais des indicateurs nous font espérer.  Tenez, si sur une échelle de 1 à 10, et il y a 3 à 4 qui comprennent c’est déjà çà. Les autres cherchent à parfaire leur niveau respectif. Et puis, le judo c’est comme une maison. Un parpaing est mis et au fur et à mesure l’édifice prend corps. On ne peut jamais achever ce qu’on a commencé. Ne dit-on pas souvent que Paris ne s’est pas construit en un seul jour.

kmeroun.com : Quelles sont les nouveautés de  cette édition ?

ACK : Sur le plan de l’organisation, l’équipe administrative et technique de la fédération a pris du gallon. L’organisation a franchi un palier par rapport aux autres compétitions de judo. Maintenant nous rediffusons les combats presque en direct à l’aide d’un écran de rétroprojection. Et puis, nous allons donner une prime additionnelle en dehors des primes conventionnelles. Ainsi, les trois meilleurs judokas de toutes les catégories et des deux sexes confondus recevront des billets d’avions pour aller au championnat du monde au Kazakhstan au mois d’août prochain.

kmeroun.com : Diriger une fédération au Cameroun comme la votre, est-ce une sinécure ?

ACK : Pas du tout. Les difficultés auxquelles nous faisons face au quotidien sont énormes. Ce qui marche avec nous, c’est la volonté d’aller de l'avant. Sur le plan interne, ce n’est pas facile. Les clubs ne comprennent pas pourquoi il faut se mettre en règle avec leurs cotisations. C’est pourtant un principe basique pour le fonctionnement d’une fédération. Les subventions du gouvernement ne tombent pas toujours. Nous faisons ce que nous pouvons avec ce que nous avons. Nous sommes venus servir, et puis, si on n’a pas l’envie de servir, il faut laisser ce travail.

kmeroun.com : Quels sont les chantiers immédiats?

ACK : Les défis qui nous attendent, c’est préparer les jeunes pour les jeux africains de Brazzaville au Congo en septembre, la coupe du monde de la discipline au Kazakhstan sur le plan international. Localement, ce sont la clôture de la saison, la coupe du Cameroun. Elle verra une innovation majeure. Les moins de douze ans vont compétir. C’est une nouveauté au Cameroun. Sur le plan administratif, les textes de la fédération sont entrain d’être réécrits pour les arrimer aux standards internationaux.


 

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