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BUSINESS

 Etat des lieux

Une enquête publiée par l’Institut national des statistiques vient de dresser un rapport sur l’état de la consommation du tabac au Cameroun. Selon ledit document, de nombreux fumeurs sont sous la dépendance du tabac. L’enquête relève que la dépense moyenne pour la cigarette s’élève à 4 691 FCFA mensuellement par personne. Le phénomène est un peu plus accentué chez les personnes entre 25 et 44 ans. Ici les dépenses liées à l’achat des cigarettes dépassent 5000 FCFA par fumeur, alors que la tranche 15-24 ans dépense environ 4 123 FCFA par mois pour se procurer les cigarettes.

Sur le terrain, le phénomène est visible. Le tabac, constitue depuis quelques temps un facteur d’appauvrissement des familles. Le Dr. Flore Ndeby Nyembe sait bien de quoi elle parle. « Si dans une famille, il y a quelqu’un qui fume, l’argent qui est destiné aux protéines, c’est-à-dire au poisson et à la viande, l’on l’oriente vers l’achat des cigarettes. Et, par conséquent, les enfants ne vont pas à l’école, faute supposée au manque d’argent ».

Effets sanitaires

Fumer pourrait jouer un rôle direct dans le développement de la Schizophrénie, d’après des chercheurs qui préconisent de l’approfondir. L’étude  est d’une équipe du collège de Londres qui préconise que la nicotine pourrait altérer le cerveau.alt

Au Cameroun, le taux de prévalence avoisine 18% selon une étude de faite en 2008 par l’Organisation Mondiale de la Santé-OMS. Ces chiffres augmentent de 37% lorsqu’il s’agit de l’exposition à la fumée dans les lieux publics. Fumeurs actifs ou passifs, tout le monde est exposé aux maladies y afférentes. Pour la présidente de la coalition camerounaise contre le tabac Flore Ndeby Nyembe, les effets sur la santé humaine comme le développement du cancer, les infections respiratoires chroniques, les AVC sont inquiétants. Et d’ailleurs, poursuit-elle, « le tabac cause la mort d’un fumeur sur deux ».

Dans le monde en effet, 6 millions de personnes meurent chaque année. Parmi eux, 600 000 sont non-fumeurs. Leur péché est d’avoir aspiré la fumée des cigarettes. Ces chiffres augmentent à 37% lorsqu’il s’agit de l’exposition à la fumée dans les lieux publics. Et si, rien n’est fait d’ici 2030, ce seront 8.000 décès par an, selon l’OMS. Faustin Etémé est un médecin et ex-fumeur. Il donne la composition du bâton de cigarette « Il y a du glycérol, du rhum, du formole alimentaire, de la colle sur le papier d’emballage. Tout ceci sur un bâton de cigarette », a –t-il expliqué. Tout ce discours ne semble pas faire peur à Jean Paul, qui fume pour se faire plaisir et noyer ses soucis.

Tout compte fait, la coordinatrice du Réseau d’organisations et d’individus qui ont en commun, la vision pour un Cameroun sans tabac et zéro décès liés au tabac, Dr. Flore Ndeby Nyembé, il faut une loi anti-tabac au Cameroun. Cette loi, si elle est votée va exiger la création des espaces fumeurs, l’interdiction totale de la publicité entre autres moyens.

 


 

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