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Encourager le contrôle citoyen et la redevabilité sociale (entendue dans le sens de la nécessité de rendre des comptes), voilà quelques points saillants du forum organisé le 28 mai 2015 dernier par la Banque africaine de développement (BAD). Un événement porteur d’espoirs pour l’institution panafricaine, qui voulait resserrer ses liens avec les organisations de la société civile (OSC), mais également les encourager à s’engager davantage dans la lutte pour le développement durable en Afrique. Concrètement, la BAD veut que les organisations de la société civile africaine, maillon et acteurs indispensables du développement du continent, se renforcent et soient encore plus efficace sur le terrain.

Dans cette perspective, le nouveau comité consultatif OSC-BAD, créé au mois de janvier 2015, est venu renforcer ce partenariat pour 

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le développement du continent. Gouvernance, redevabilité  et transparence ont dominé les échanges durant cette session, qui a été aussi l’occasion de présenter la base des données sur les OSC que la BAD a élaborée en vue de permettre à ses différents départements de disposer d’informations précises sur toutes les OSC avec lesquelles elle collabore. Pour l’heure, 1 260 OSC ont été identifiées à travers le continent, catégorisées  sous des thématiques (gouvernance, développement et genre occupent les premières places). La liste est encore loin d’être exhaustive, a indiqué Zéneb Touré, chargée principal de l’engagement de la BAD avec la société civile, qui a précisé  sur le site Internet de la banque panafricaine que « cette database interne à la BAD connaîtra une mise à jour régulière, afin de permettre à l’institution d’avoir à la disposition de ses départements, des données fiables et rigoureuses ».

La corruption dans la ligne de mire

Derrière ce forum sur le renforcement des capacités des organisations de la société civile, la banque souhaite capter les synergies, pour diminuer les effets de la corruption en Afrique. Ici, d’après des études de Transparency international citées notamment par Aloysius Ordu, membre du Conseil d’administration de l’organisation Partnership for transparency (PTF) et ancien vice-président de la BAD, à l’exception du Botwana, tous les pays africains sont en deçà de la note de 50 (sur une échelle de 100), en matière de corruption.

C’est le cas par exemple du Cameroun, 144e pays d’après le « Corruption perceptions index » en 2013, et 136e d’après le même classement en 2014, sur les 174 pays étudiés. Malgré sa progression de huit places en un an, le Cameroun n’a pas pu  dépasser la note de 27/100. Pour rappel, le classement considère les pays ayant une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 comme étant des pays ayant un secteur public extrêmement corrompu ; et ceux proches de 100 comme des pays ayant un secteur public perçu comme extrêmement intègre. 


 

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