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BUSINESS

Les prochains jours risques d’être musclée entre la Ligue camerounaise des consommateurs et les opérateurs de téléphonie mobile Mobile telecommunications Network (MTN) et Orange. En effet, au cours d’une conversation avec le président de la LCC, kmeroun.com a appris que le département juridique de la LCC est en train de finaliser la plainte contre ces deux opérateurs accusés d’offrir un service de mauvaise qualité depuis l’obtention de leur licence d’exploitation de la technologie 3G. Delor Magellan Kamgaing Kamsu (Pdt LCC), justifie cette initiative par le non-respect des avertissements donnés par la LCC aux deux leaders du secteur de la de téléphonie mobile au Cameroun. Un avertissement qui donnait jusqu’au jeudi 07 mai dernier, la date butoir pour un retour à la normale de la qualité du service actuellement offert aux consommateurs camerounais.

« Ces opérateurs n'ont pas tenu compte de nos exigences pour améliorer la qualité de service et ont même nargué davantage le consommateur au cours d'un débat sur la chaîne de télévision STV, les plénipotentiaires de MTN et Orange ont confirmé qu'ils étaient encore en train de roder leur technologie. Cette affirmation nous a davantage choqués et confortés dans notre démarche. On ne rode pas une technologie en la commercialisant. C'est après avoir cuisiné un repas qu'on le sert. Nous refusons d'être des cobayes », a-t-il déclaré, le ton amer, au cours d’une conversation tenue sur Facebook.

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Pour Delor Magellan Kamgaing Kamsu, depuis la concession des droits d’exploitation des technologies 3G et 4G par l’Etat du Cameroun à ces opérateurs, la LCC a enregistré plusieurs plaintes. Des plaintes déposées par les consommateurs  sur le site Internet www.ligueconso.org, ou sur la page Facebook de la LCC « qui compte presque 16 000 membres » a appris kmeroun.com. Face à la multiplicité de ces plaintes, la LCC a lancé une pétition Avaaz, une plateforme spécialisée qui offre notamment la possibilité de lancer des pétitions en ligne.

Sur ce point, la LCC n’est pas à sa première expérience. En octobre 2014 dernier, elle avait déjà lancé une initiative similaire. L’objectif visé, était d’obtenir 250 pétitions, pour contraindre le Premier ministre à empêcher la hausse du prix de l’eau annoncée pour janvier 2015. Sur Avaaz, le nombre de pétitions souhaité avait été atteint. Il en était de même pour les pétitions physiques placées sur le principe du porte à porte. La hausse du prix annoncée n’avait finalement plus eu lieu, mais rien à ce jour, ne permet d’attribuer la paternité de cette annulation aux actions de la LCC.

Cette fois, pas d’opération coup de poing après les mauvais coups de fil, ni d’éventuel Sit-in, comme ce fut le cas devant les locaux de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL). Même si le président de la LCC déplore les actions de l’ART et du Minpostel qui ne jouent pas « efficacement leur rôle », en omettant de prendre en compte « les droits des consommateurs malgré la pléiade de textes coercitifs existants », c’est devant la justice qu’auront lieux les empoignades. La LCC s’en  remet à  la justice. « En tout cas nous réitérons notre confiance en la justice de notre pays et allons gagner face à ces mastodontes qui s'enrichissent sur notre dos en nous narguant » a déclaré Delor Magellan Kamgaing Kamsu.

Frégist TCHOUTA


 

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