| 

BUSINESS

L’activité n’est pas du genre à honorer son homme, mais elle leur permet de joindre les deux bouts. Ahmadou et Moussa, comme la plupart des jeunes camerounais, ont choisi pour gagne-pain, le tissage des foyers en fer.

Photo_Tisserands_FoyersAu quartier dit Ecole de Police où ils ont aménagé un espace de travail, ils sont bien connus des habitants, et leurs foyers en fer, très utilisés dans le secteur pour le café, s’achètent comme des petits pains.

Leurs foyers, de différentes catégories, sont plutôt bon marché. Entre 200 et 300 pour les petits foyers, et plus de 1500 pour les grands foyers. Le fer qui leur sert de matière première est un outil recyclé, issu des roues. « On achète les vieilles roues à 200, on les brûle et on retient le fer pour fabriquer nos foyers », explique Moussa. Mais l’activité n’est pas sans difficulté. Car pour éviter les désagréments causés par les fumées, Ahmadou et Moussa doivent attendre la nuit, parfois à 2 heures de la nuit pour brûler leurs pneus.

Pour tisser, ils se servent de plusieurs barres de fer croisés à la base, autour desquels on fait passer des fils gros ou plus petits, en fonction de la taille visée. Après plusieurs tours, le foyer, qui a la forme d’un creuset, est prêt.

Tirer ses revenus à partir du recyclage, l’activité n’est pas nouvelle. Avec la détérioration du niveau de vie des camerounais, de plus en plus de « jeunes recycleurs » ont vu le jour. Les poubelles des ménages et les bacs à ordure sont ainsi pris d’assaut par ces jeunes à la recherche d’objets encore utilisable, ou à la recherche de fers. Même si l’activité n’a pas toujours pour objectif de lutte contre la pollution, elle permet tout de même de préserver la nature de certains produits nocifs.

Frégist TCHOUTA


 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

 

ad-test2

ad-test3