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La vente du porc à la braise au Cameroun est devenue un métier prisé par de nombreux jeunes, femmes et hommes. Tellement on en consomme que l’activité nourrie son homme pleinement. Dans tous les carrefours, la braise du porc est devenue monnaie courante. 550 porcs morts, tous atteints de « maladie rouge » et destinées à la vente ont fait l’objet de saisie à Bonneterie Douala. Faut-il ne plus en consommer?

Atteintes de peste porcine, elles étaient cachées dans deux conteneurs. Spectacle ahurissant à Ndobo, après Bonabéri samedi dernier. 550 porcs morts, tous atteints de « maladie rouge » du porc (Peste porcine africaine PPA; rouget; salmonelloses, maladies réputées porccontagieuses et à déclaration obligatoire selon la loi N°006 du 16 avril 2001) les carcasses gisant dans deux conteneurs frigorifiés, destinées à la vente. Mais le pot aux roses a été découvert par le personnel du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia). Le délégué régional du Minepia, Gabriel Toumba, et le directeur des services vétérinaires, Dr Amadou Nchare, dépêchés à Douala, ont procédé à la dénaturation et à la destruction des bêtes à la décharge d’Hysacam, du côté du Génie militaire.

Selon le représentant du ministre Taïga, ces carcasses destinées à la vente étaient impropres à la consommation. Depuis quelque temps, certains élevages de porcs sont victimes de la « maladie rouge ». Récemment, des bêtes ont subi le même sort du côté de Logbaba. « Le contrôle par nos services de tout ce qui entre dans les marchés fait partie des missions régaliennes du Minepia. Nous devons garantir la qualité des produits livrés dans nos espaces commerciaux » a indiqué Amadou Nchare.

Tout est parti d’une information mise à la disposition de la délégation régionale, notamment du Dr Léopold Ndombou, coordonnateur régional du programme de développement de la filière porcine. Des investigations et des descentes sur le terrain ont permis de mettre la main sur la cargaison. D’après nos sources, les propriétaires avaient constaté que le cheptel était atteint de la « maladie rouge ». Au lieu de faire appel aux services compétents, ils ont choisi de les abattre, les conserver afin de les vendre plus tard. La ferme se trouverait non loin du péage de Tiko. Casimir Ndongo, coordonnateur national du programme de développement de la filière porcine, est allé s’enquérir de la situation sur place. La «maladie rouge » est réputée contagieuse. Au Minepia, on assure que tous les moyens sont déployés pour stopper sa progression.


 

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